Ceci est un iPodTouch, mais avec toutes les applis de l'iPhone dedans.
Après avoir joué depuis avril avec les iPhone désymlockés qui fleurissent en masse autour de moi, je suis arrivé à la constatation que c'est un super produit, mais un peu compliqué pour téléphoner et avec un appareil photo moyen. L'impossibilité d'obtenir une offre digne de ce nom et de conserver mon numéro pro par Orange a fait le reste.
Comme ça je garde mon K750 qui téléphone vraiment et qui fait surtout d'excellents photos (je ne peux plus me passer du mode panoramique !).
J'avais annoncé un moment de vérité,
je craignais le signal adressé à la France numérique, celle des
internautes et celle des acteurs de l'économie numérique. Ce soir, je
pense qu'elle a été tout simplement clouée au Pilori.
Versac surligne
ce soir les mots du Président dans son discours. L'internet serait un
"trou noir capable d'engloutir et d'assecher [la culture]", la capacité
à dupliquer à l'infini les oeuvres n'est pas le terreau de nouveaux
modèles économiques (Long traîne, etc.), mais "la ruine de l'économie
musicale". le développemet du haut-débit condamne le cinéma ... en fin
de compte "c'est à une véritable destruction de la culure que nous
risquons d'assister". Internet est un mal qu'il faut traiter, les
internautes sont des délinquants et la technologie une plaie. Pour un
premier discours qui porte sur le champ du numérique, c'est gratiné.
J'aurai presque honte de travailler dans l'interactif.
Dans cette affaire on paye l'absence de débat sur le numérique aux
dernières élections. Comme si la France seule dans son coin allait
changer quelque chose à un changement mondial et radical d'économie de
la culture qui, paradoxalement place la relation artistes-public au
coeur. Alors vous me direz que c'est un mauvais film, que la lumière va
finir par se rallumer, celle qui consiste à prendre conscience que la
culture n'est en rien détruite, que ce n'est pas l'économie de la
culture qui est remise en cause, c'est le modèle ancien de l'économie
de la culture qui meurt et qui sera remplacé par celui que des artistes
comme Prince, Radiohead ou Manu Chao ici, des services comme Deezer ou
Jamendo sont en train d'inventer. Et que l'on ne vienne pas me parler
de pirates, il ne manque pas d'études pour montrer que c'est marginal
et que les internautes sont des consommateurs qui ont tout simplement
décidés qu'ils ne voulaient plus payer pour voir ou écouter.
Un mot sur les conclusions du Rapport Olivennes et l'accord qui en
découle. Rien de nouveau, la défense d'un modèle industruel dépassé,
sans avancées économiques sauf des tartes à la crème qui ne trompent
personne sur les DRM ou la VOD sous 6 mois. Le film continue et on va
droit vers un nouveau débat parlementaire sur une DADVSI 2. Un remake
s'annonce car ce soir on note déjà un désaccord
au sein de la majorité. On sait donc que ce sera long, douloureux,
impraticable. D'ici là, l'industrie culturelle qui ne veut pas changer
va continuer à perdre du terrain. Elle est en guerre contre ses
clients. Les dindons de la face risquent bien d'être ceux, notamment
artistes, qui ont cru ce soir que cet accord allait changer le cours de
l'histoire.
Finalement, il se trouve des gens de l'industrie culturelle pour penser que l'avenir est en ligne et déjà que c'est une erreur d'entrer en guerre avec ses clients.
Il est temps de se rappeler cette vérité, surtout quand un quart des français et la moitié des moins de 15-25 ans sont dans l'illégalité. Pour leur part, les artistes l'ont bien compris, surtout depuis que Radiohead a démontré que le changement de business-model était fructueux.
Encore faut-il changer radicalement les règles du jeu, ce qui est
encore plus compliqué quand on s'est enfermé dans une logique défensive
et que l'on a entraîné avec soi le législateur. Car en attendant
qu'Olivennes trouve la quadrature du cercle, les sénateurs et le
gouvernement mettent en place un bien curieux et inquiétant mélange.
Il en est dans l'industrie musicale qui ne veulent pas entrer en guerre
avec leurs clients, mais elle l'a déjà lancée et d'autres s'y emploient.
Assimiler les internautes qui téléchargent illégalement à des contrefacteurs, c'est déjà l'échelon ahurissant atteind avec la DADVSI. Cela dit, les décisions de justice restaient modestes dans leurs sanctions. Voici donc les peines plancher
et la tentation de l'automatisation des sanctions puisque l'arsenal
entre les mains des associations de lutte contre le piratage ressemble
beaucoup à une logique de radars automatiques. Le citoyen que je suis
est assez effaré par cette sorte de privatisation de la justice, mais
avec donc 25% des français et 50% des 15-25 ans potentiellement visés,
il est clair qu'il y a là un bien beau fromage, trop tentant pour ne
pas être exploité.
En fait, l'industrie musicale n'a pas à chercher de nouveau modèle
économique car le gouvernement l'a trouvé pour lui. Il suffit de mettre
des radars automatiques sur le net et d'en confier l'exploitation à des
associations professionnelles, tel l'ALPA. Ok, j'ai l'esprit mal placé mais ça ressemblerai presque à de la licence légale, vous ne trouvez pas ?
Un tripier qui ouvre, c'est déjà un événement (il n'en restait plus qu'un). Pour une ville dont la gastronomie est fortement marquée par les abats, voilà du renouvellement, surtout quand Marc est chaperonné par un certain Jean-Marie Bessette.
L'événement, c'est aussi que ça se passe Place Saint-Aurélien, en plein quartier de la Boucherie. Cuo Negra c'est tout simplement la réouverture d'un magasin en phase avec l'identité du quartier. Une sorte de continuité aux Petits Ventre, ce qui m'amène à stimuler Marc pour monter des apéros-gastro une fois par mois, histoire de se faire des mini-petits-ventres et d'animer un peu le quartier.
Je suis passé voir Marc ce matin. Le magasin est sympa et il y a du monde. Marc est content du démarrage et ça fait plaisir de le voir serrein. Il s'est beaucoup battu, maintenant l'affaire est bien lancée, la clientèle répond bien et surtout, ça fait visiblement plaisir aux gens de voir une triperie bien allachandée dans un quartier aussi emblématique de la gastronomie limougeaude et limousine.
Alors, si vous passez dans le quartier, allez goûter les grillons, vous m'en direz des nouvelles.
La coupe du monde de rugby finie la semaine prochaine mais le XV de France ne la gagnera pas.
Sincèrement, la demi-finale contre l'Angleterre m’a gonflé grave. Dominer sans concrétiser et
se faire planter dans les dix dernières minutes, j’ai l’impression d’en
avoir vu 100 des comme ça. L'équipe de France a pourtant dominé outrageusement surtout en première mi-temps, mais quelle impuissance !
Les anglais ont du métier et nous on l'a un peu oublié. Dès qu’on a eu une touche ou une mêlée dans leurs 22, on a fait une
daube ou les anglais ont bien pourri le lancement. Ce sont des malins et comme le disais Ashton dans l’équipe aujourd’hui,
“l’expérience ça ne s’achète pas”. Et puis à bien regarder les cadres anglais lors du match, malgrès la domination française, ils n'ont jamais été vraiment en danger, ils ont bien géré leur affaire.
En fait, ce match a remis en lumière les tares de celui contre l’Argentine. Les joueurs se sont enfermés dans les consignes de jeu, ils n’ont pas été capables de s’adapter, une qualité incountournable si l’on veut être champion. C’est aussi ce que l’on peut reprocher aux blacks en passant, avec un match certes d'antologie, mais où la tactique était payante d'emblée, ce qui n'était pas le cas hier soir. Si on veut être champion un jour, il faudra un patron capable de modifier le jeu, ce que Michalak a montré par le passé, mais encore faut-il savoir gérer ce qui se passe devant.
Ce qui me frappe dans cette coupe du monde c’est que pour la première fois, celui qui va gagner n’est pas dominateur au niveau mondial. Ce sera l’équipe qui aura bien géré le tournoi et dans ce registre, je trouve que les anglais ont du mental et de l’expérience à revendre. Je les vois bien champions. Il ne fait pas oublier que contre les Sprinbocks, c'était une équipe B.
Quand à nous, et bien il va falloir remonter une équipe, avec des jeunes capables de devenir des patrons. Car dans quatre ans, c’est chez les blacks que ça se passe et je veux bien croire qu'ils se seront donnés les moyens de savoir gérer leurs doutes quand ils n'ont pas 20 points d'avance à la 60e. Le train qu’on a raté hier soir n’est pas prêt de revenir en
gare.
Bon, personnellement, j’apprécie le rugby pour le jeu plus que par chauvinisme, mais ça fait quand même chier.
Via Henri Labarre, je vous invite moi-aussi à faire ce sympathique petit quizz pour savoir quel blogueur vous êtes.
Pour moi, ça donne ça .
Perso, j'étais en vacances, mais clairement ils se la sont bien donné au bureau lorsqu'Emakina est venu filmer pour le clip de l'Emakination 2007.
Comme le dis Manuel, elle donne une bonne idée de la convivialité qui règne dans nos différentes boites et elle a parfaitement réussie son rôle d'élément fédérateur en août dernier lorsque les 200 emakiniens se sont retrouvés à Bruxelles.
Donc, Neuf a lancé un service qui propose 150000 titres du catalogue Universal en téléchargement illimité au forfait. Si vous quittez Neuf, vous perdez l'usage des fichiers que vous avez téléchargé. On n'achète donc pas de la musique, mais le droit de l'écouter, une grande vérité qui mériterait de revisiter la définition de "télécharger". Que fait 50 millions de consommateurs ?
Là dessus, Free nous fait bien rire en ripostant à Free en faisant tout simplement un lien depuis sa page d'accueil vers Deezer, ex BlogMusik, service gratuit d'écoute, tout heureux d'avoir l'accord de la SACEM, sauf que dans le joli monde de la musique, il faut aussi les droits des producteurs, ce qui ne plait pas du tout à Universal, qui somme donc Deezer de retirer ce qui relève de son catalogue.
Mais le plus croustillant n'est pas là. Que ce soit la SACEM avec Deezer ou Universal chez Free, les voilà adeptes d'une rétribution à l'abonnement en contrepartie d'une consommation illimitée, qui plus est liée à l'abonnement FAI dans le second cas. Souvenons-nous qu'en décembre 2005, c'était peu ou prou le propos de la licence légale, l'idée que quelques députés avaient failli faire passer, mais qui finalement est tombée au champ d'honneur. À cette époque, ni la SACEM ni Universal ne voulaient en entendre parler et on a gagné une DADVSI aussi abjecte qu'inapplicable. Oui mais voilà, les fournisseurs d'accès ont décidé que a musique ferait partie du paquet de services.
Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, à ceci près qu'on parle ici de consommation illimitée et pas de propriété. Il y a 150000 titres sur Neuf et un peu plus sur Deezer. C'est ridicule, mais en fait cela n'a de sens que pour la musique du moment. Pour des gens qui promeuvent la Culture et pas la consommation, il faudra résoudre le paradoxe. Cela dit, il y a encore du chemin à faire. Neuf fait donc payer un abonnement pour écouter de la musique qu'on n'achète pas et qui est protégé par des DRM qui ferment son usage. En plus, Universal ferme la porte à Deezer, donc à Free. Ça s'appelle une libanisation, mais avec des intégristes ça n'est pas étonnant. Heureusement que le ridicule ne tue pas.
Pendant que certains réinventent ce qu'ils ont combattu hier, le gouvernement a monté une sympathique commission pour réfléchir à comment juguler les méchants internautes qui piratent les contenus culturels et promouvoir les offres légales. On s'inquiétait qu'elle soit aux mains des majors et autres défenseurs des DRM et adeptes de l'endiguement des usages. Le climat promet d'y être sympa.
Et pendant ce temps les artistes l'inventent, eux, l'économie de demain de leur secteur.
Je suis un grand fan d'iLife depuis ses origines et c'est avec un plaisir non dissimulé que j'ai joué avec cette suite depuis des années. Apple nous a habitué à des outils simples et efficaces, qui n'ont certes pas des fonctionnalités hyper-étendues, mais qui concentrent l'essentiel pour produire rapidement de belles vidéos.
Autant iPhoto a subit un lifting heureux, autant iMovie est soit une mauvaise blague, en tous les une cas une pure et simple régression. Ça ne sert à rien d'avoir une jolie interface et mashuper avec YouTube si c'est pour laisser les fondamentaux au fossé. Où est la timeline (!), les effets des précédentes versions ont disparus (au revoir les montages précédents), les plug-ins ne marchent plus, et j'en passe. Et je ne suis visiblement pas le seul à le penser.
Pour ma chance, cette daube ne s'installe que sous MacIntel, mon bon vieux G4 tournesol familial y a échapé et j'ai donc une bonne version version 06 que je vais continuer à faire tourner. Elle, elle fait le job.
Parmi les quelques grands sites médiévaux qui manquaient à ma collection figurait Commarque. Un petit tour dans le coin pour promener les enfants à La Roque St-Christophe et nous avons terminé la journée à Commarque.
Je savais que c'est l'un des sites médiévaux les plus romantiques, du niveau de Châlucet paraît-il. Et le fait est que c'est du pur bonheur.
Commarque, ça se mérite un peu. La grande qualité du site est d'être sur un piton au fond d'un vallon où il n'y a ni route, ni habitation, même pas une ligne électrique. Un petit kilomètre de sentier en sous-bois mène au pied du site, un pur bijou dans son écrin naturel. Commarque est présenté comme "le château oublié", c'est en effet un peu l'effet que ça fait.
Commarque c'est un château, mais c'est aussi un très intéressant village castral. J'ai été impressionné par le travail mené sur le site dont les photos que je connaissais ne dégageaient qu'un donjon perdu dans les bois, loin des 2ha de vestiges que l'on parcoure !
Il y a des tas de choses intéressantes à Commarque. La lecture du bâti y est aisée et sitimulante, les parties troglodytes mystérieuses à souhait, beaucoup de curiosités, notamment de belles zones de carrières.
Et puis il y a le donjon. Question grimpette, ça vaut bien Najac. Outre qu'il faut monter de la vallée à,son pied, il y a déjà 3 paliers par volées de bois, puis un escalier en vis d'une bonne quinzaine de mètres, enfin l'echelle de meunier qui mène à la guête de la plateforme sommitale. Ouf. Point de vue (non pollué donc) énorme, avec une autre ruine romantique à souhait de l'autre côté de la vallée et le village castral offert à la lecture verticale. Le bonheur.
Dans le château, il y a une très belle chambre doublée de son antichambre et de sa latrine. Beaux volumes, fenêtres à coussièges, une belle baie à 5 colonnettes (!), voûte ornée, etc.
Tout ça a été cristallisé et aménagé avec simplicité et praticabilité. J'aimerai voir Châlucet comme ça dans quelques années. Le site est géré par une équipe sympa et c'est gratuit pour les enfants (faut dire que ça leur fait les jambes !).
Bref vous l'avez compris, Commarque figure en bonne place dans le top ten de ma liste de grands sites médiévaux. Il mérite qu'on y passe plus de temps et que l'on profite aussi du site naturel. Il y a un petit ruisseau spécial ganssouillage tout à fait adapté aux mômes ;)