"Ce n’est pas aux artistes de s'adapter à Internet, mais à Internet de s’adapter à nous"
C'est apparemment ce qu'a dit Enrico Macias aux Assises de la Création, mais c'est de toute façon en ligne avec les lieux communs ambiants sur le piratage.
Enrico Macias parlait certainement plus des internautes que de l'outil qu'ils utilisent, mais c'est pas grave. Cela fait juste un an que le patron de Warner a dit que C'était une erreur d'entrer en guerre avec ses clients et la meilleure façon d'aller dans le mur.
Pendant que certains continuent donc de se faire leur film, une partie de l'industrie démontre que s'adapter paye, sans parler des artistes qui, de plus en plus nombreux, ont compris que le monde avait changé.
Comme je l'ai souvent dit, le problème n'est pas tant celui de sanctions inutiles, mais le paradoxe qu'il y a à se gargariser de modernité et d'économie de la connaissance, tout en stigmatisant ses forces vives. Plus grave encore est la sort fait à nos libertés constitutionnelles.